Atelier de l'Imagier | Norbert Ghisoland - Atelier de l'Imagier
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Norbert Ghisoland

 

Un jour de 1969, Marc Ghuisoland trouva dans le grenier de la maison familiale des boîtes contenant des plaques photographiques. Il y en avait plus de quarante mille qu’il s’est mis patiemment à developper. Ces photos étaient celles qu’avait réalisées son grand-père, Norbert Ghisoland. Le nom de ce photographe (dont l’orthographe a varié au cours du siècle) est désormais reconnu. Plusieurs publications lui ont été consacrées qui ne tiennent pourtant compte que d’un nombre minime de photos. Il y a une raison à cela : le développement n’en est pas terminé. Sitôt imprimées, sitôt montrées : le premier véritable choc survint le jour ou, Otto Steinert, grand photographe allemand devant l’Eternel, faisant à l’époque, courant 1970, déjà partie de l’histoire de la photo, vint rendre visite à La Cambre en temps que professeur extraordinaire… La réaction d’ Otto Steinert fut étonnante: Il voulait absolument tout savoir de Norbert. Les critiques qui suivirent furent très bonnes. En particulier celle du journal « Le Monde », signée de l’écrivain Hervé Guibert :

« Les photos de Ghisoland sont vraiment étonnantes. Elles n’ont pas le seul intérêt kitsch des cartes postales de 1900 : elles ont une valeur historique et sociale. Car Ghisoland n’est pas le reproducteur du visage de la bourgeoisie. Ses clients sont des mineurs, de ces hommes au visage buté, impénétrables, à la fois fiers et modestes. Non pas photos d’identité sociale, mais photos-rêves et souvenirs pour lesquels on pose dans son costume favori, (…).

Photos de famille, portraits de groupes, photos d’enfants : il y a beaucoup à lire dans ces visages. La résignation, l’envie, la soumission, la peur d’une vie de qualité, mais aussi le plaisir de la séance de pose, de l’évasion sociale procurée par cette sorte de mascarade.(…)

Toutes ses photos d’ailleurs très belles ne font pas rire. Certaines ont l’émotion de drames sous-jacents. Pour une fois, le photographe n’a pas demandé de sourire. Derrière la céramique de la façade de sa boutique fumaient les grandes cheminées »

L’Atelier à numérisé les plaques de Norbert Ghisoland  suivant la technique de la combinaison de plusieurs exposition et un remarquable exposition tourne de Bruxelles, puis Stasbourg, Nantes..